Lecture – Ceci est mon cœur

Mis en avant

IMG_0583

« Mon désespoir est privé. Tous ces selfies qui décorent mon profil, on s’imagine de moi que je suis une enfant de Narcisse mais c’est bien le contraire : plus je me prends en photo et plus je me déteste. Les selfies, c’est la solitude. »

J’ai eu envie d’écrire vite, très vite sur ce livre, craignant d’en perdre la consistance de ces mots, l’impression étrange d’une telle fraîcheur mêlée à l’amertume que peuvent parfois laisser les amours inachevés.

J’ai tellement écrit sur l’Amour cherchant à décrire l’indicible par autant de biais qu’il existe de façons de le ressentir que je n’imaginais pas qu’on puisse aussi bien le raconter en 11 nouvelles, 101 pages et une heure de lecture.

Rageant.

Je ne connaissais pas Louisiane C. Dor et pourtant, je nous imagine déjà un cocktail de trentenaires désabusées mais pas moins vibrantes à la main (#Spritz, #Mojito), à déblatérer sur nos histoires communes, cherchant l’absolu dans les rencontres éphémères.

Ceci est mon cœur porte la voix de ceux qui trouvent l’Amour sans le nommer, de ceux qui le clament trop fort pour qu’on les écoute, des indécis, des nostalgiques, des têtes brûlées, des pressés d’aimer et de ceux qui se prennent les pieds dans le tapis, bien conscients du pétrin dans lequel ils se sont fourrés.

A chaque tranche de vie, c’est donc le personnage qui nous narre son histoire nous plongeant ainsi dans ses failles les plus intimes et ses questionnements à rallonges, toutes ces pensées qui ont probablement été les vôtres un jour, ces « moi aussi » qui ne viennent jamais, ces attentes interminables et cet emballement, délicieux supplice, que rien ne refreine.

Pas un seul registre, pas une seule façon d’aimer, pas une seule sexualité mais une multitude de situations, de déboires, de désillusions et d’enchantements. Le ton est résolument moderne, drôle, parfois grinçant mais jamais cul cul la pralinette.

Vous l’aurez compris et à n’en pas douter, ceci est mon coup de cœur.

« Obtenir la personne qu’on désire, c’est moins intéressant que désirer cette personne ou la perdre »