Balance ton mec en or

Mis en avant

Image3

A défaut d’être un capitaine (d’un bateau vert et blanc), moi si j’étais un homme, je serais parfois interloquée par la rage féminine qui inondes les réseaux. Car si elle inonde Facebook et Consort, elle envahit sans nul doute les esprits et les cœurs #loveusedesupermarché

Peut-on s’arrêter 2 minutes, calmer nos colères, les réduire en cendres et admirer le résultat ainsi obtenu ?

Chère petite urne (faites semblant de croire que tout ceci est normal – merci de ne pas souligner les excentricités de mon cerveau), ici gît 20 ans de « Pauvre type / De toute façon, il ne me méritait pas /Il sera malheureux tout sa vie ». Amen

L’amour au XXIème siècle, c’est un SMS sans réponse. J’aurais adoré vous dire que c’était de moi mais Frédéric Beigbeder m’a devancée. Et sache-le Fredo, mon urne et moi, on ne t’en veut pas.

Derrière ce SMS sans réponse donc, il y a un type avec une fourche et un T-shirt « Je suis un connard » fluorescent.

Ou pas.

Il y a peut-être juste un homme paumé ou pas intéressé. Et quand on ne sait pas, on spécule toujours sur l’abjecte qui rend service.

Si je ne balance pas mon porc, revenons un peu au débat qui nous anime, ce n’est pas qu’ô grand jamais, je n’en ai croisé. C’est juste que…je les laisse à la porcherie.

Bien sûr, ce n’est pas une simple question de rejet ou de maladresse puisque l’objet de la tourmente s’appelle harcèlement sexuel mais la colère féminine n’est pas née avec Weinstein et Hoffman.

Je ne juge pas l’intention mais la méthode me laisse septique. Et pourtant je suis une femme. Et pourtant je suis une belle chieuse. De celles qu’on aime détester mais qu’au fond on ne déteste pas vraiment (affirmation qui mériterait confirmation cependant).

J’ai envie de raconter mon histoire autrement qu’en emojis et en insta story, avec des mots par exemple, et des jolis.

Je veux pouvoir regarder mon père, mon frère, et tous ces hommes qui m’entourent, sans le poids du doute qu’on nous insuffle.

A la Franck Michael, j’ai envie de dire que tous les hommes sont beaux (même toi qui n’a jamais voulu de moi en maternelle, il n’est jamais trop tard, 06 en privé Baby), et même si un paquet de porcinets vient troubler mon tableau idyllique, rappeler aussi qu’il y a des hommes, des vrais, des chouettes, des gros lourds mais sympas, des apaisants qui nous contaminent, des intéressants qui nous nourrissent, des intrigants qu’on voudrait comprendre, des insaisissables qu’on cherche à attraper.

Alors balance ton porc si tu veux. Je ne trouverai pas ça ridicule, ni déplacé.

Et puis si ça fait avancer la réflexion de la minorité pourrie dans sa chair, vas-y. Tu as peut-être raison. Tu as sans doute raison.

Mais pardonne-moi de ne pas suivre le mouvement.

J’aime à croire que le courage n’est pas le seul facteur en cause. 

Peut-être que j’ai appris à me focaliser sur le bon et que, sans justifier le mauvais, je me détourne de lui, le balance à qui de droit ou à qui veut bien m’écouter dans l’intimité d’une confession, mais malgré tout avance.