Dans nos têtes souvent

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Dans nos têtes souvent, il y a des mots et des souvenirs.

Et des musiques pour les faire revivre.

Des scènes qu’on détricote pour en faire une nouvelle pièce.

Parfois plus sombre, souvent plus floue.

Dans le rétro, il y a lui, il y a eux.

Des messages qui n’ont plus de sens et cette bague jamais rendue.

 

Un roman sans héros,

Une masse, une foule qui nous absorbe dans les couloirs d’un métro.

Ce livre entre nos mains, ces écouteurs vissés aux oreilles,

Ce feed Instagram, ce mur Facebook.

Le meilleur teinté du pire sur fond d’idéal.

 

Je te like, je te follow, abonne-toi et je rends.

Je t’aime, je te suis, aime-moi et je prends.

 

Dans nos têtes souvent, il y a des doutes et des ratés.

Des SMS, des rendez-vous à pas d’heure,

Des insomnies, des discussions qui s’éternisent.

Des slides à droite pour un « bonjour ça va, tu fais quoi dans la vie ?

Et puis, tu cherches quoi ici ? »

 

Dans nos têtes souvent, il y a des envies inavouées.

Des je t’aime, vite

Jusqu’à ne plus s’aimer.

Et des Adieux

Avec l’envie folle de rester.

35 ans, ce qui va changer

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Avec un tel titre, je me suis dit que j’avais pas le droit à l’erreur.

Car oui, j’ai décrété que j’allais vivre encore très longtemps, avec toutes ces graines de chia englouties, cette absence totale d’alcool dans mes veines (un cocktail par rencard, ce n’est pas boire, c’est s’accorder une chance de tenir plus d’une heure avec des « ahahaha tu es tellement drôle » qui sonnent vrais pour au moins l’un des 2) et ma séance mensuelle de sport qui consiste plus à prendre des poses devant le miroir dans une inspiration profonde et maîtrisée qu’à soulever de la fonte.

J’exagère, une fois, j’ai vu des abdos se dessiner. Je ne sais juste plus si c’était sous Sarkozy ou Hollande.

Depuis ce matin et malgré ces 35 bougies soufflées non sans mal, je dois bien avouer qu’aucune partie de mon corps n’est descendue d’un étage. Mes cernes, appelés également valises pour soute, soulignent avec toujours autant de délicatesse mon regard de braise et mes seins défient la gravité avec la même insolence qu’il y a 10 ans (« mais enfin il n’y a pas de gravité sans masse !! » me glisse un détracteur à l’oreillette – #haters).

Je ne comprends toujours pas les hommes (mais le théorème de Pythagore non plus cela dit) et je râle toujours après le facteur quand il préfère poser un avis de passage dans la boite que de se taper les 2 étages à pied.

En terme de changement, à ce stade, on est plus proche de la mue d’une tortue aquatique que de la métamorphose de Donatella Versace après son passage sur la table d’un chirurgien sûrement trop enthousiaste.

Du coup, 35 ans, au mieux, j’arrête de me ronger les ongles et de porter des Air Max ; au pire, je m’endette sur 20 ans pour un appart et j’achète des jupes sous les genoux pour que Cristina me foute la paix avec ses fashion faux pas « passé un certain âge ».

Bref, 35 ans, même pas peur.

Tranche de vie – Suis-je con?

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Je me baladais sur l’avenue (le cœur fermé à l’inconnu – approche toi, tu seras reçu). Il était 8 heures, même un peu plus. Mais cette précision n’apportant rien à l’histoire je ne m’attarderai pas davantage sur son aspect temporel préférant fixer ton attention sur l’objet de cette chronique.

C’est donc en cherchant un podcast qui ferait plaisir à mes oreilles ainsi qu’à toutes ces cellules cérébrales savamment planquées derrière ma boite crânienne, que s’est offert à moi le choix.

Parmi toutes les catégories proposées, je pouvais opter pour « Science et Médecine » et écouter 13 minutes de débat sur le champ magnétique terrestre, ou « Culture et Société » avec une lecture de Proust. Je pouvais.

Dans ma réflexion et presque sur le point de finir ma balade matinale, j’ai vaincu le vice en lançant un podcast intitulé « présence positive ». J’ai d’abord cru bon pour des raisons pratiques évidentes de ne pas obéir quand la petite voix m’a sommée de fermer les yeux. Avec son articulation amplifiée à outrance et les silences qu’elle plaçait consciencieusement entre chaque mot, la petite voix a commencé à m’agacer. Je m’étais levée tôt, j’étais dehors, prête à affronter la vie, je la comprenais, pourquoi Diable s’entêtait-elle à me parler comme à une enfant de 4 ans ?

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J’ai fini par l’écouter en rafraîchissant Instagram, consultant mes mails et souriant à la dernière connerie envoyée par une pote sur Whatsapp. Mon compte était bon.

J’ai pensé ensuite que si les gens serraient plus leurs voitures, il y avait largement la place de caler une Clio et qu’un homme pourrait me recaler s’il voyait mes chaussettes à pois dépasser de mes baskets.

Tu l’auras saisi, j’ai fini par quitter la petite voix, sans promesse. L’éternel recommencement, le train-train de la vie et ces allers sans retours. J’ai rompu comme on le fait souvent, sans prendre le temps de me justifier, de poser des mots sur mon départ, juste par flemme et manque d’envie.

La conclusion de tout ça si vraiment mon affaire en mérite, c’est que je suis rentrée en balançant ma tête de gauche à droite sur du Beyonce, une chanson que j’avais déjà écoutée tellement de fois que je ne pouvais m’empêcher de réaliser le meilleur playback de toute la ville. D’un point de vue intérieur, les strass, les faisceaux lumineux, la scène et cette foule ébahie qui m’acclame.

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De l’extérieur, un désastre. Une pauvre nana, sapée comme un dimanche maussade, qui bouge les lèvres étrangement et semble s’imaginer exactement là où elle n’est pas.

J’aurais pu vivre un instant de réflexion intense, vouée à faire de moi quelqu’un de meilleur, tournée vers le Monde, les autres et les grands sujets qui composent l’actualité, dans ces rues qui s’éveillent, entre les odeurs de croissants chauds et des pots d’échappement. Mais je me suis perdue dans les marasmes du déjà vu, des futilités et des choses faciles.

D’où ma question, suis-je con ?

Ce n’est pas la journée de la femme

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A ceux qui envoient des fleurs et des mots doux, je me demande si vous offrez aussi des lapins de Pâques à Noël et des chocolats en forme de sapin à la St Valentin.

Ceci étant dit, ne vous privez pas pour autant de cette charmante intention.

Aux marques qui font l’apologie en ce jour des semelles amincissantes, des crèmes anticellulite, des thés drainants et des ceintures de sudation avec des codes promo à rallonges spéciales « Women’s Day », je m’interroge.

Dans ce chaos de commentaires, d’avis contraires et de débats, je n’ai à fortiori pas d’opinion tranchée sur l’initiative, partagée entre ses éventuels effets positifs dont je serais la première enchantée et les amalgames qu’elle suscite.

Mais dans le doute, j’opterai toujours pour l’action au laisser faire, laissant les révoltés des canapés s’engloutir sous leur plaid.

Aujourd’hui, 8 mars 2018, nous fêtons donc la journée internationale des droits de la femme.

Il n’y a pas tant de mots pour se planter à ce point.

Cela veut donc dire que nous défendons, et un peu plus ce jour qu’un autre, du moins avec plus de visibilité, l’égalité des femmes vis-à-vis des hommes, que nous mettons davantage en lumière des combats menés toute l’année par des personnes investies, des groupes engagés ; que nous rappelons des faits, chiffres à l’appui pour réduire des écarts injustifiés, des différences de traitements illégitimes.

Cela signifie également que nous restons fermes sur des causes aussi graves que la violence conjugale, le droit à la contraception et à l’IVG, l’égalité professionnelle et tout ce qui démarque les femmes des hommes de manière négative.

C’est le droit à se sentir en sécurité dans la rue, dans un bus et chez soi, à être respectée quel que soit nos tenues, nos choix et nos convictions.

Ce n’est pas être pro-féministe que de vouloir cela si tant est que le pro-féminisme existe. C’est aspirer à davantage de bienveillance et d’équité.

Vous n’êtes pas obligés de fêter la journée internationale des droits de la femme (vous pouvez aussi fêter la journée nationale de l’audition passée à la trappe), mais vous pouvez reconnaître qu’il y a des problèmes réels et vous y sensibiliser.

Cette journée, ce n’est pas demander plus, c’est demander autant.

Alors, quand on sera ok sur le sujet, que ce ne sera plus un combat mais un fait ordinaire, qu’il n’y aura plus besoin d’arguments et que nous rentrerons dans une logique commune qui devrait sonner comme une évidence depuis toujours, on pourra organiser une petite fête pour fêter l’arrêt de celle-là. Avec des femmes. Et des hommes.

Lolita

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Voilà des semaines que les débuts d’articles s’accumulent. Des brides, des bouts de songes et d’idées entremêlées, alimentées par un conflit intérieur vaseux et hautement égocentrique : je ne sais définitivement parler que de moi. Parfois, j’essaie de me faire violence, remplacer mes je par des il ou elle, inventer des sentiments, m’imaginer un autre décor, un autre raisonnement.

Mais il ou elle finit toujours par être un semblant de quelque chose, une pâle copie, un truc nébuleux sans profondeur, impalpable fadeur de mes pensées orientées sous la pression que je leur inflige.

Me, myself and I n’en font qu’à leur tête.

A 5h, lors d’un énième réveil nocturne, les mots ont commencé à se bousculer avec cette irrépressible envie de les poser. Je sais tellement comme ils s’évaporent quand le soleil se lève, que le bruit rassurant de la vie, des moteurs et des talons de la voisine du dessus retentissent. Et pourtant, je suis restée là, lovée entre une couette bien trop épaisse pour les 24° de mon appartement et une couverture chauffante qui signe sûrement à jamais mon célibat.

Dans ce chaos nocturne, je me suis souvenue d’une lettre reçue il y a 18 ans et j’ai eu envie de la relire.

J’avais 16 ans, il en avait 21. J’étais élève, il était pion. J’étais sa Lolita, il était mon Humbert Humbert. Quand j’y repense, le parallèle me parait ridicule. Mon Humbert Humbert était grand et sec. Ses cheveux noirs ébouriffés étaient mon principal repère quand je le cherchais dans la cour du lycée. Il jouait de sa posture avec humour et insolence jusqu’à ce fameux jour.

Pour la première fois, nous étions seuls dans le bureau du CPE. Il m’a regardée amusé, a fermé le store avant de s’approcher de moi à une distance inhabituelle, suffisamment proche pour que je puisse sentir son souffle et un début de fébrilité mais encore trop loin pour qu’il ose goûter mes lèvres d’adolescente en décomposition avancée.

Il a seulement dit : Et maintenant ?

Et je me suis dérobée.

Mon attirance pour lui m’effrayait et j’ai fini par choisir un autre garçon.

Cette courte lettre si bien tournée, 18 ans plus tard, j’aimerais la recevoir à nouveau. D’un autre Humbert Humbert, qui serait encore capable d’écrire de jolis mots, timides et plein de promesses. Une lettre sur du papier, qui mettrait 2 journées interminables avant d’arriver entre mes mains.

Ma Lolita,

Je m’excuse de ne pas t’avoir donné de nouvelles plus rapidement, et comme les raisons que je pourrais avancer pour me justifier ne te plairont jamais, je ne ferai rien dans ce sens.

Je me suis réveillé ce matin en pensant à toi, j’ai relu tes lettres et je me suis dit plein de choses.

J’ai envie de te voir, voilà la chose la plus importante qui me soit venue à l’esprit.

Si je peux te voir, je pourrais te dire le reste, alors voilà l’objet de cette lettre : veux-tu venir passer quelques jours chez moi pendant les vacances de Noel ?

Je n’ai que ton adresse, pas de numéro de téléphone, ce qui n’est pas des plus pratiques pour mettre au point ce genre de choses.

Quant à moi, je n’ai plus de téléphone.

Je passe Noel chez mes parents, tu pourras donc m’appeler là-bas mais ça m’oblige à attendre jusqu’à dimanche ou lundi et je trouve que ça fait long.

Je tenterai peut-être de te joindre au lycée. Disons mercredi, seulement pour que ça fonctionne, il faut que tu sois à proximité du téléphone : bureau des pions à 14h, sois là.

Si ce n’est pas possible, appelle-moi dimanche ou lundi.

Si ce n’est pas encore possible, écris-moi.

Viens entre Noel et le jour de l’An, que je puisse t’embrasser en vrai plutôt que de l’écrire.

Humbert Humbert

 

Plan Cul

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Je sais, je sais, j’aurais pu faire un effort, galvauder ce titre, lui offrir du glamour et des paillettes, le rendre séduisant et attractif.

Une autre fois peut-être.

Si mon histoire, mes dérives, mes vices, mes angoisses, mes tocs et mes travers sont les vôtres, je ne saurai que trop vous recommander de prendre les devants en acceptant les plus tolérables et en luttant contre les plus nocifs.

Mon mal à moi tient en 2 mots, le premier, plutôt trompeur, renvoie à une perspective programmée, un avenir dessiné, le second éteint l’enthousiasme du premier sèchement. Plan cul. PC pour les initiés.

On veut nous faire croire que le mal du siècle, c’est le chômage, la crise et l’inflation. Et personne ne parle de ce truc qui ruine les relations humaines…

Après 11 ans de vie commune, je me suis retrouvée un jour à m’inscrire sur un site qui proposait de mettre les hommes dans des caddies. Je me suis baladée dans les rayons, j’ai pris un produit, puis 2, puis beaucoup plus. Beaucoup, beaucoup plus. J’ai reposé le premier qui semblait avoir un défaut de fabrication et me suis attardée sur un autre à l’emballage flatteur.

Il était loin le temps du jeu de séduction à l’entrée du bahut, sans SMS, sans décolleté, sans selfie, sans filtre. A 20 ans, je pouvais encore espérer choper sans artifice et on ne dirait pas comme ça mais quel pied ! Le supermarché de l’amour n’était qu’une toute petite superette de quartier et on était déjà toutes au comble du bonheur quand on s’en dégotait un pas trop mal qui ne fumait pas (trop) de joints et portait son pantalon au-dessus des fesses.

Je n’imaginais pas qu’un jour je serais mise en concurrence avec des professionnelles du genre, des serial loveuses. Alors, il a bien fallu me mettre au niveau pour tirer mon épingle du jeu.

A coup d’eye-liner, de tanga et de push-up, j’ai fini par leur ressembler. Je n’ai finalement pas tiré mon épingle du jeu. Je suis devenue elles. Une mante religieuse. Une accumulatrice. Une bouffeuse d’hommes.

Et puis au milieu de ce chaos, j’ai eu des histoires, des vraies avec des lendemains sans crainte de ne pas être. Et j’ai terriblement aimé ça.

S’il n’y a plus de Julot, de chéri-chéri, de p’tit chou, je m’étais plutôt décidée à ne pas retomber dans mes anciens travers. Je trouvais même plus honorable d’être en quête de stabilité là où les tentations d’enchaîner les échanges salivaires à tout ce qui ressemblait de près ou de loin à un homme étaient si grandes. Et puis cette pute de réalité est revenue à moi.

Ici on veut de la quantité, du consommable, du prête à l’emploi. Mais attention, pas de cagole ni d’écervelée. Non, on veut une rigolote à l’esprit fin. Une fille qui serait à la fois mystérieuse et indépendante, coquine et dévouée, féminine et ambitieuse. Ça stimule les hormones, fait monter le désir, ça fait déplacer des montagnes et payer des fortunes en restaurants et carburant. Il me semble même que Total compte racheter des parts à Tinder tant leur business est lié (AirFrance commence tout juste à se pencher sur le sujet).

Pas de suite, pas de lendemain, si ce n’est celui qui déchante.

On a à peine goûté au Menu, « L’addition s’il vous plait ! ».

L’Amour doit être instantané ou ne pas être.

Au clic suivant, il y a Mélanie et Céline, la vingtaine étincelante, toutes 2 disposées à distraire vos soirées.

Dans une succession de messages acharnés et de photos en tout genre, on rit, on séduit.

On se découvre, on s’apprivoise.

Dès que le téléphone frémit, c’est nos cœurs qui sortent de leurs cages.

Et c’est reparti pour un tour.

Un tour à s’enlacer sans se lasser.

A attendre le message qui.

La chaleur des premiers instants devient brûlure..

Nos lèvres sur les leurs, leurs mains dans nos cambrures.

Pour peu qu’à nos oreilles des mots doux ils susurrent.

On aime l’Amour mais on n’aime pas tout court.

On joue au couple sans en être vraiment un.

C’est facile, rapide, flatteur.

C’est stérile et sans saveur.

On veut quantifier les sentiments.

Sur l’échelle du cœur, on est entre le beaucoup et l’insuffisant.

Pas assez, pas nous, pas là,

Pas ici, peut-être une autre fois.

Si nous sommes nostalgiques,

Ce n’est que de ce qu’on n’a pas fait,

Pas vu, pas dit, pas écouté.

On ne dirait pas mais là je souris,

La faute à Ben Mazué,

A ses mots aiguisés.

A chaque « salut, prends soin de toi », y’a un putain de truc qui renaît…

Celib à terre

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Pardonnez le jeu de mots minable mais le petit rictus qui est venu se loger sur mes lèvres a conforté ce choix. Le rictus un jour de pluie, c’est un peu comme le 24eme chocolat du calendrier de l’avent, on prend son temps, on ne plante pas ses 2 incisives comme un porcinet dedans pour n’en faire qu’une bouchée. Je n’avais pas spécialement prévu de parler de mon cas mais me connaissant je vais être fichue de faire 12 parallèles par ligne sur mes propres péripéties donc autant vous le dire en toute transparence comme diraient les hommes politiques en plein discours électoral (et ma mère quand elle veut me balancer mes 4 vérités) oui, je suis bien le sujet. Oui, je suis ma propre muse. Oui, mon égo et moi-même nous portons plutôt bien.

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Cher petit Papa-Noël, c’est un peu à toi que s’adresse ce doux billet. D’ordinaire, je t’adresse ma liste de souhaits pleine d’espoir mais comme tu n’as eu que faire des précédentes, sache que je t’envoie à toi et ta horde de lutins, mon plus beau majeur. Remballe-moi donc tout ton attirail et reste en Laponie ou entre les rayons Tarama et coffrets bougies senteur pain d’épice et feu de bois du Géant Casino car si j’ai bien compris une chose, c’est que je n’allais pas pouvoir compter sur toi. ENCORE.

A 34 printemps, je ne ferai plus semblant de trouver normal nos selfies sur ta cuisse laissant le pompon de ton bonnet me chatouiller les joues. Je ne t’enverrai pas non plus de lettres cette année triées par une brigade de demandeurs d’emploi en quête d’un boulot « ludique, participatif et humaniste ».

Et puis maintenant je peux te le dire, ta barbe blanche déguelasse, ça ne fait pas hipster mais vieux monsieur sur la mauvaise pente et ce n’est pas en mettant une cape rouge diforme que tu dissimuleras les litres de vodka que tu t’es enfilés dans le Grand Nord.

Bref, toi et moi, c’est fini. Tu as bien saisi Père-Noel ? FI – NI.

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Sourire de satisfaction / frottement de mains. Une bonne chose de faite.

Maintenant que c’est acté, et en considérant que Tinder, Happn ou tout autre moyen qui me demanderait de swiper à droite pour avoir des Matchs, des Crushs, des « oh vas-y toi là-bas, comme t’es bonne » ne seraient finalement pas la méthode adaptée à mon cas, je vais pouvoir enfin m’orienter vers des choix intelligents, réfléchis et constructifs.

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LOL / MDR / EXPDR / AHAHAH qu’est-ce qu’on se marre.

Tu pourrais me rétorquer que j’en demande sûrement trop, qu’un homme ne peut décemment pas être drôle ET à l’écoute (vraie qualité quand on connait mon débit de paroles), fun ET stable, écrire dans un français que je comprendrais (« parceke cé plu pratik kan même, lol ») sans vouloir m’emmener tous les week-end à la dernière Expo d’un peintre contemporain qui trouverait complètement novateur et conceptuel d’aligner 3 points rouge et une ligne bleue sur une toile de 4 par 3.

Je sais tout ça mais que veux-tu mon chat, je suis une femme ambitieuse.

Mon mec, je le voudrais grincheux au réveil avec du caca dans les yeux que je me ferais un plaisir de retirer. Pour sûr (pour sûr ??), il me gratouillerait la tête en m’appelant Chouquette. Il aurait toujours son album Panini des Dragon Ball Z planqué dans ses affaires. Parce qu’il serait comme ça mon mec, nostalgique et sensible. Il ne me demanderait pas de tirer sur son doigt jugeant cette blague complètement puéril et ridicule mais me roulerait des galoches comme un adolescent au dernier rang du cinéma.

Il me trouverait jolie même en culotte de règles (et ne fais pas comme si tu ne voyais pas de quoi je parle) et T-shirt chauve-souris. Et quand bien même ce ne serait pas le cas, il mentirait pour me faire plaisir. Ça vaut autant que le secret du gros barbu.

Il me demanderait sûrement ce que les autres ont foutu pour ne plus être dans ma vie tellement je suis une fille formidable (bon ça c’est pour la partie optionnelle, le petit bonus qui fait du bien).

Il ne mettrait pas de photo de nous sur Facebook mais en regarderait à chaque coup de mou.

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Il ne me ferait pas croire que ma fille n’est pas un potentiel obstacle pour lui mais lui accorderait une vraie place (pas de bonus, pas de blague).

Et enfin nous serions tous les 2 chats et souris au même moment. D’abord parce que je ne cours pas assez vite, ensuite parce que si je trouve l’inventeur de ce jeu qui consiste à mettre 3 plombes pour répondre à un message l’air faussement détaché, je lui fais avaler ses attributs.

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Du coup, pour cette année c’est mort, je concède à me ramener solo pour engloutir la pintade en répétant à qui veut l’entendre que le célibat c’est super sympa et que je suis une femme libre et indépendante. Mais pour 2018, j’ai bien l’intention de ranger mon égo à la cave avec un « Non mais je plaisantais, je suis tellement heureuse avec Paul, je t’ai dit qu’il m’avait fait livrer un bouquet de roses comme ça sans raison (enfin juste pour « me rappeler son amour ») ? … Ah oui ? 2 fois déjà ? C’est fou ce qu’on oublie vite quand on est amoureuse »

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Balance ton mec en or

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A défaut d’être un capitaine (d’un bateau vert et blanc), moi si j’étais un homme, je serais parfois interloquée par la rage féminine qui inondes les réseaux. Car si elle inonde Facebook et Consort, elle envahit sans nul doute les esprits et les cœurs #loveusedesupermarché

Peut-on s’arrêter 2 minutes, calmer nos colères, les réduire en cendres et admirer le résultat ainsi obtenu ?

Chère petite urne (faites semblant de croire que tout ceci est normal – merci de ne pas souligner les excentricités de mon cerveau), ici gît 20 ans de « Pauvre type / De toute façon, il ne me méritait pas /Il sera malheureux tout sa vie ». Amen

L’amour au XXIème siècle, c’est un SMS sans réponse. J’aurais adoré vous dire que c’était de moi mais Frédéric Beigbeder m’a devancée. Et sache-le Fredo, mon urne et moi, on ne t’en veut pas.

Derrière ce SMS sans réponse donc, il y a un type avec une fourche et un T-shirt « Je suis un connard » fluorescent.

Ou pas.

Il y a peut-être juste un homme paumé ou pas intéressé. Et quand on ne sait pas, on spécule toujours sur l’abjecte qui rend service.

Si je ne balance pas mon porc, revenons un peu au débat qui nous anime, ce n’est pas qu’ô grand jamais, je n’en ai croisé. C’est juste que…je les laisse à la porcherie.

Bien sûr, ce n’est pas une simple question de rejet ou de maladresse puisque l’objet de la tourmente s’appelle harcèlement sexuel mais la colère féminine n’est pas née avec Weinstein et Hoffman.

Je ne juge pas l’intention mais la méthode me laisse septique. Et pourtant je suis une femme. Et pourtant je suis une belle chieuse. De celles qu’on aime détester mais qu’au fond on ne déteste pas vraiment (affirmation qui mériterait confirmation cependant).

J’ai envie de raconter mon histoire autrement qu’en emojis et en insta story, avec des mots par exemple, et des jolis.

Je veux pouvoir regarder mon père, mon frère, et tous ces hommes qui m’entourent, sans le poids du doute qu’on nous insuffle.

A la Franck Michael, j’ai envie de dire que tous les hommes sont beaux (même toi qui n’a jamais voulu de moi en maternelle, il n’est jamais trop tard, 06 en privé Baby), et même si un paquet de porcinets vient troubler mon tableau idyllique, rappeler aussi qu’il y a des hommes, des vrais, des chouettes, des gros lourds mais sympas, des apaisants qui nous contaminent, des intéressants qui nous nourrissent, des intrigants qu’on voudrait comprendre, des insaisissables qu’on cherche à attraper.

Alors balance ton porc si tu veux. Je ne trouverai pas ça ridicule, ni déplacé.

Et puis si ça fait avancer la réflexion de la minorité pourrie dans sa chair, vas-y. Tu as peut-être raison. Tu as sans doute raison.

Mais pardonne-moi de ne pas suivre le mouvement.

J’aime à croire que le courage n’est pas le seul facteur en cause. 

Peut-être que j’ai appris à me focaliser sur le bon et que, sans justifier le mauvais, je me détourne de lui, le balance à qui de droit ou à qui veut bien m’écouter dans l’intimité d’une confession, mais malgré tout avance.

 

Sexy Friday – Moi je veux mourir sur scène

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Très peu inspirée pour ce Sexy Friday, j’ai erré telle une âme en peine sur le Net à la recherche d’une idée susceptible de stimuler ma panne. D’écriture.

Et puis soudain, il était là. Pas le bonheur Christophe. Mais le sujet qui allait honorer mon engagement. Enfin celui que je me suis fixée à moi-même (en plus de payer mes factures et d’essayer d’être une fille bien).

C’est donc forte de cette nouvelle information que je reviens vers vous : les hommes ont 4 fois plus de risque de décéder d’un arrêt cardiaque si la crise a lieu pendant un acte sexuel.

Je sais, je suis chaude bouillante aujourd’hui.

Mais tout doux l’ami car si l’on en croit francetvinfo.fr, si Monsieur a plus de risque de nous filer entre les doigts (mais les jambes seraient plus à propos), c’est surtout parce gênées par la situation, nous tarderions à appeler les Urgences. Là où nous mettons 3 minutes en moyenne pour faire le nécessaire ; dans cette situation, ce n’est pas moins de 8 minutes qu’il nous faut pour nous bouger le fessier. C’est pas moi qui le dis, c’est les stat’.

Quid des 5 minutes de rab que nous nous autorisons ?

Alors ok pour 3 minutes de panique à relever le bonhomme, le faire rouler et courir après le téléphone.

Mais il se passe quoi ensuite ? Le temps de :

  • Mettre en statut «se demande comment réanimer Jean-Claude » sur Facebook et attendre qu’on nous envoie des screen de Doctissimo
  • Vérifier que notre nom apparait bien sur le Testament
  • Le gifler, juste pour voir
  • Lire « Appelle le 15 abrutie !!! » en réponse au statut
  • Appeler sa meilleure amie pour lui dire que quand même y’a bien qu’à nous que ça arrive
  • Le gifler à nouveau, pour vérifier
  • Se demander pourquoi les gens font ça et si quelqu’un a déjà réveillé un malade avec une bonne claque
  • Répondre : «Ca va oui, Facebook n’est pas l’endroit pour déverser ta haine ! » et supprimer un ami
  • Se demander si PLS aurait finalement une autre signification que « je suis mort de ma journée, mdr, lol »
  • Se trouver un peu con
  • Avoir raison
  • Appeler le 15

On ne pourra pas dire que ma bonne volonté et mon imagination n’auront pas tenté de percer le mystère.

Evidemment, je devine bien que le choc, la gêne et la violence de la situation provoquent une sorte de black-out qui court-circuite notre bon sens mais vous constaterez bien que ça fait bien trop de mots pas chouettes pour que je décide de choisir cet axe rédactionnel.

NB (s’il est utile de le préciser) : Je ne veux pas mourir sur scène

NB2 : Je ne me tiens pas responsable si cet article vous a procuré la moindre excitation

Sexy Friday : Octobre rose – mes seins vont bien et les vôtres?

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Un sexy Friday un peu particulier aujourd’hui qui sonne comme une piqûre de rappel. Parce que parfois ce qui nous rend jolie ou femme ou je ne sais quoi peut aussi bouleverser nos vies.

A l’occasion d’Octobre rose, je revisite cet article rédigé l’année dernière mais nourri depuis par une expérience personnelle qui, même si elle ne me visait pas directement, m’a profondément touchée.

J’ai vécu l’angoisse des résultats avec Elle, les analyses en cascade dont je peinais à comprendre les aboutissants, la crainte, le doute, le soulagement puis le doute à nouveau. Elle va mieux et je suis plus que jamais fière d’être son amie.

J’ai voulu ajouter de l’humour à cet intro. Mais ça ne venait pas. J’ai fini par ne rien ajouter. Parce que pour l’avoir côtoyé de près, ça n’a rien de drôle.

Palpez vos seins, consultez, prenez soin de ces 2 petites choses et puis… aimez-les, ce serait chouette ça.

Aujourd’hui, je regarde Tic et Tac et je les remercie d’aller bien.

J’ai presque envie de sortir l’album familial et de me rappeler leur petite vie.

Avant 12/13 ans, j’avais tout juste remarqué que j’avais 2 boutons sur le torse. Mais comme mon frère avait grosso modo les mêmes, je n’étais pas plus inquiète que ça à leur sujet.

Je me vois encore dire à ma mère que je trouvais ça moche et que j’espérais vraiment qu’ils ne pousseraient jamais !

Mais pour une fois je ne pouvais pas juste fermer ma grande gueule ?!!

Voilà bien la seule consigne que Dame Nature aura exaucé sans sourciller.

Alors qu’à 20 ans, soyons clairs, je rêvais d’avoir ça :

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Et de faire ça :

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Car oui ils n’ont jamais poussé. Ou si peu.

A 14 ans inquiète de l’équipement très limité qui ornait le haut de mon corps, j’ai commencé à porter des soutiens gorges. Ceux qui ne servent à rien, si ce n’est à dire que oui tu en portes mais comme le préservatif XXL n’a jamais fait la grosse bestiole, le soutien-gorge n’a jamais fait le décolleté de Pamela. Et ça c’était triste.

Bref je ne savais pas trop quoi faire de ces 2 trucs, ils étaient là sans être là, timidement cachés sous mon 85A.

Et puis un jour…et puis un jour…et puis un jouuuuuuuuur

Un garçon a posé grossièrement ses doigts là-dessous tout en nettoyant l’intérieur de ma bouche avec sa langue (à moins que ce ne soit de mon estomac) et je crois que oui j’ai aimé ça.

Pendant que Tic était mordu, Tac subissait les assauts grandissants de ses doigts.

Et j’ai enfin compris le pourquoi de leur existence.

Toujours fidèles au poste, mes 2 compagnons tantôt exhibés et remontés dans un Push Up frôlant le ridicule tantôt à l’abri sous un gros pull en maille tricoté par ma grand-mère, ont vécu avec moi mes jeunes années de femme avide de découvertes.

En 2008, mon ventre s’est arrondi.

Et mes seins, sans aucune personnalité, l’ont imité. 2 petits obus se tenaient en lieu et place de Tic et Tac que je ne reconnaissais plus. Tout ronds, tout durs, et bientôt emplis d’un savant breuvage dont ma fille se délectait, j’ai fait la paix avec eux.

Ce quator aura duré 16 mois. 16 mois durant lesquels j’ai entendu « Tu ne vas pas l’allaiter jusqu’à sa majorité cette enfant ?? », 16 mois pendant lesquels je souriais, remplie de cette satisfaction intense de nourrir ma fille qui devenait complètement barge dès que l’odeur du lait maternel à la limite du supportable pour le commun des mortels frôlait ses narines juvéniles.

Et puis un jour, nous avons convenu, Tic et Tac, ma fille et moi qu’il était temps. On s’est tous dit Aurevoir. Une séparation sans douleur. C’était chouette.

Mes seins se sont désemplis naturellement du liquide bénéfique.

Et de jour en jour, j’ai compris devant mon miroir sadique, que ces 16 mois marqueraient un nouveau tournant dans leur existence.

J’avais perdu des seins.

Et ça m’a beaucoup agacée. Parce que dans mes bouquins, ils disaient bien que l’allaitement n’abimait pas les miches. Du coup je me suis sentie flouée. Et j’en ai voulu à tous les auteurs de ces manuels prônant la chose. Dans ma tête, c’était sûr, tout le Monde se moquait de la planche à pain que j’étais devenue.

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Aujourd’hui, j’ai refait la paix avec eux. Il faut dire que la guerre, ils ne sont pas assez costauds pour la gagner. Tic, celui qui a un grain de beauté, tout comme Tac, le préféré du Lutin à l’époque, va bien.

Pendant que certaines courageuses enchaînent les séances de chimio pour éradiquer le Monstre, je peux encore jouir de les avoir tous 2 en bonne santé.

Un jour, un amoureux m’a dit qu’il les trouvait trop petits.

Il avait raison cet amoureux.

Mais c’est aussi leur histoire.

Mes seins vont bien, merci.

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