Lecture – Je ne suis pas une héroïne

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« L’amour, tu commences chaque fois par t’en faire un film toute seule. Puis tu le portes à bout de bras jusqu’à ce que les masques tombent, surtout celui que tu t’es collé toi-même sous les yeux ».

Ok, j’avoue, j’aime les romans qui parlent d’amour, les romans d’amour et de toute évidence, j’aime l’amour. Pas parce que j’aurais été éduquée aux téléfilms de M6, biberonnée aux Danielle Steel et perfusée à tout ce qui fait l’apanage de certains amoureux, leurs chansons mièvres et leurs cœurs avec les doigts mais bien pour toute la fascination que ce sentiment m’inspire, les incohérences qui sont les nôtres lorsque Cupidon déboule, cette curiosité des dits et des non-dits et tout ce qu’il révèle chez nous de plus brut.

Ce roman s’inscrit donc une fois de plus dans cette mouvance et je ne peux plus feindre de choisir mes lectures au hasard.

Maintenant que j’ai fait mon Mea Culpa, je vais pouvoir vous parler de ce livre.

Géralde cherche son Jim, le bon modèle, fidèle et mauvais garçon, aventurier stable, l’aiguille dans la botte des chafouins mais ne tombe que sur des Jimmy, les éternels mauvais numéros dont on se plaint inlassablement aux copines #connard.

Et c’est pour suivre sa quête sur un coup de tête et de folie, qu’elle se retrouvera en Nouvelle Zélande, où vit Pierce, jeune prétendant rencontré à Paris. J’ai parfois peiné à poursuivre mais Géralde par la plume de Nicolas Fargues nous dépeint les scènes qu’elle vit de manière si abrupte que je me suis accrochée. Cette rugosité des sentiments, sans concession et cette verve si actuelle ont fait vaciller mon cœur de lectrice, page après page.

Si la lecture avance parfois laborieusement, c’est aussi à cause de cet autre personnage, énigmatique et surprenant : la couleur de peau de Géralde. Géralde est française et noire, c’est un fait. Mais c’est aussi un des vrais sujets du livre, souvent abordé avec la délicatesse de Booba dans un Duty Free, sans qu’on l’ait vu venir. #reposeceflaconchanelboob’

Je referme donc ce roman en demi-teinte mais curieuse de savoir ce que cet auteur-là a d’autres dans sa besace.

Une réflexion au sujet de « Lecture – Je ne suis pas une héroïne »

  1. Ping : Une romance pas trop romantique (Je ne suis pas une héroïne, Nicolas Fargues) – Pamolico : critiques, cinéma et littérature

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