La dure vie des hommes

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Je pensais à ça l’autre jour (ça, et comment j’allais me débarrasser de ma 4 voies frontale – cf dernier article), je me disais à quel point, nous les femmes pouvions rager des inégalités avec le clan adverse.

« Tu te rends comptes, on se tape toutes les merdes » me disait Jeannine (oui l’âge de mes potes n’est pas sans lien avec ma 4 voies).

Et Jeannine, dans son élan de surenchérir : « La grossesse, la cellulite, les règles, la ménopause… ».

Plus je l’écoutais et plus je m’imaginais taper sur Google : changement de sexe/ douleur changement de sexe/ durée opération/ complications opération/ ratés chirurgie, me retrouvant sur Doctissimo devant des images effrayantes de supposés sexes féminins complètement ravagés par les assauts scalpelitiques du Docteur Cohen.

Et bon appétit bien sûr.

Bref, vous l’aurez compris j’ai fini par abandonner ce projet de transformation.

Il me fallait donc maintenant convaincre Jeannine qu’être un homme, ce n’est quand même pas facile tous les jours car…

  • J’ai beau regarder tous les tutos sur Youtube, jamais je ne saurai faire un nœud de cravate. C’est acté, comme mon niveau en cuisine ou en jardinage (je crois que j’ai même réussi à faire crever un cactus un jour). Le pan du dessous sera toujours plus long que celui du dessus et je serai obligée de camoufler le massacre en fermant ma veste, même en plein mois d’août.

 

  • Je ne panique jamais en retirant ma culotte en coton bio équitable. Mon excitation n’a pas besoin de mesurer 18 centimètres ni d’être fièrement dressée. Non, mon excitation sait se faire discrète, ou feinte mais ce n’est pas le débat du jour (et détail supplémentaire : je peux faire durer l’effort jusqu’à ce que mort s’ensuive – mais je n’ai jamais incité personne à le faire, ce qui explique certainement que je sois toujours là).

 

  • Je peux publier des selfies où je me trouve bonnasse jolie sans avoir l’air de me la péter. Alors qu’en fait si. Et si je le fais engoncée dans mon canap’, personne ne se dira que je suis juste une grosse feignasse. Certains même trouveront ça sexy. Quand je vous disais que ça valait le coup d’être une femme…

 

  • Je ne me cache jamais pour pleurer sous prétexte que je suis un bonhomme. Non, moi j’ouvre les vannes s’il le faut quitte à souiller mes taies d’oreiller et me transformer en hamster apeuré. Je peux même ajouter un peu de musique pour ajouter du pathos au pathos ou du cliché au cliché et me dire « je m’en fous, je suis une meuf ». Attention le « je m’en fous, je suis une meuf » est à utiliser avec autant de parcimonie qu’il existe d’excuses pour le sortir. Après, on est grillées.

 

  • Je ne suis pas obligée d’assumer mes boutons, mes cernes et tout ce qui fait de moi la femme désirable que je suis. Je peux couvrir le tout sous une fine couche de make-up et avoir l’air fraîche. Ce n’est clairement pas le plus gros atout réflexion faite…

A la fin de mon argumentaire, Jeannine m’a regardée un moment avant d’ajouter : « Et la montée de lait, tu y as pensé ? Et l’épilation ? Et les bouffées de chaleur ? Et… ? »

Parfois être une femme, c’est aussi accepter les élucubrations de ses copines. Encore un point pour la partie adverse.

NB1 : Je n’ai pas trouvé de solution à ma 4 voies frontales.

NB2 : Toutes les informations chiffrées de cet article – c’est-à-dire une – ne sont que des indications aléatoires, fruit d’une imagination débordante mais parfaitement inculte.

NB3 : Je n’ai jamais appelé Docteur Cohen.

 

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