Lecture du jour – Le jour où j’ai appris à vivre

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Comme une bleue. Il était là en tête de gondole, fièrement mis en avant par un message attrayant : « un magnifique livre, plein d’espoir et de tendresse ». Il ne m’en fallait pas plus. Je ne devais pas avoir eu ma dose de tendresse ce jour-là, le précédent non plus d’ailleurs, mais j’avais encore un peu d’espoir en rab, et j’ai cédé faiblement.

A mi-chemin entre le livre de développement personnel et le roman, « le jour où j’ai appris à vivre » nous raconte l’histoire de Jonathan, un homme quitté et désœuvré qui va croiser la route d’une bohémienne dont la prédiction va créer un cataclysme dans sa morne existence : Jonathan va mourir.

L’homme pragmatique qu’il était aurait tourné les talons et méprisé cette vision de diseuse de bonne aventure mais il était à ce stade de sa vie un homme affaibli et influençable.

Voici donc notre héros prêt à entamer ces derniers instants de vie sous un nouveau regard. Mais comment faire ? Par quoi commencer ? Et dans quel but ?

Jonathan nous emmène dans sa propre quête à laquelle sera mêlée un amour déçu, un associé peu scrupuleux et surtout une tante pleine de ressources, la tatie des remises en questions et des grandes leçons sur la vie. Persuadé que sa fin est proche, Jonathan mettra tout en œuvre pour se diriger vers l’essentiel sans savoir réellement de quoi il est fait.

J’ai reposé ce livre avec beaucoup de scepticisme sur ses éventuels bienfaits jugeant cette tante idéaliste, parfois carrément à côté de la pompe comme dirait Christina. Et à la lecture de certains passages, bien que très bien illustrés par des exemples historiques, voire parfois scientifiques, je voyais poindre l’adage « la réponse est en toi », pas franchement ma came.

En réalité, ce qui m’a dérangé dans ce livre est la réponse même qu’il apporte aux principaux maux qui nous empoisonnent. Oui, ce qui m’a dérangé dans ce livre est qu’il révélait des évidences que j’aurais sûrement souhaité compliqués, désordonnées, inaccessibles.

Cette facilité à être heureux en est presque déconcertante.

Je le lis et je me prends en pleine tête mes vices et mes travers : mes désirs alimentés en flux continu par des éléments extérieurs, mes lacunes quand il s’agit de les exprimer simplement …

Je suis d’autant plus sceptique que je suis moi-même un être pragmatique, adepte du « je ne crois que ce je vois », éduqué avec autant d’amour que de principes.

Il faudrait donc apprendre à désapprendre.

Finalement je pensais être trop terre à terre pour être touchée par autant d’optimisme. Et puis le message attrayant, la couverture un peu niaise et le message ont eu raison de mes réticences.

Et pour employer une expression qui commençait pourtant à irriter mes tympans tant on nous l’a ressassée, je crois bien que j’ai lâché prise.

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