Billet d’humeur – Coup de pied aux fesses

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J’ai attendu l’inspiration. Elle ne venait pas. Pas de sujet. Pas d’idée.

Rien

J’ai attendu le contexte, la situation. Ils ne venaient pas. Pas de bouleversement suffisamment fort pour ouvrir un Word et y laisser mes doigts guider le fil de mes pensées.

Rien

J’ai attendu le moment. Et devinez quoi ? Il ne venait pas. Ni hier, ni aujourd’hui. J’ai donc beaucoup compté sur demain.

Et puis finalement…rien

C’est donc avec cette intro bancale que s’amorce ce billet. Ou comment faire du plein avec du vide. Du bruit avec du silence. Bref, je sais que vous avez compris.

Pourtant, il s’est passé une tripotée de choses mais l’emploi du « je » me pose de plus en plus problème. Alors ouvrons ce blog et ces mots aux autres.

Ces autres que l’on croise, bouscule, prend dans nos bras, chérit puis parfois hait, hait puis parfois apprend à connaître et quelque fois même, oublie.

Retirons par la même occasion tout le mélodrame qui s’ajoute à ces états de faits et soyons capable d’admettre que ce n’est pas grave, que certaines parenthèses se referment mais qu’elles n’en étaient pas pour autant dénuées de sincérité.

Cet enclin à la nostalgie dont je fais bien souvent les frais est le poison de nos vies (on avait dit pas de mélodrame bon sang !!).

Reprenons

La nostalgie est donc la verrue plantaire que tu te coltines depuis des années sans franchir la porte d’un dermato, parce qu’après tout tu penses bien vivre avec.

Le truc qui est là, que tu mets de côté gentiment dans les méandres de ton cortex et qui rejaillit à la moindre émotion. Le bidule qui viendrait naturellement justifier tes actions d’aujourd’hui. Le fameux « si j’ai fait ça, c’est parce que j’ai vécu/subi ça ». Accommodant et empêcheur d’avancer, la nostalgie négative (appelée plutôt mémoire sélective par certains) est l’art de se positionner en victime et de transformer les souvenirs en excuses.

Alors plutôt que d’imaginer un Monde où nous pourrions nous réinventer sans cesse en occultant le passé, testons la nostalgie positive, concept né sous l’impulsion de mes doigts inspirés et agités sur les touches de mon clavier effrayé d’un tel assaut. Ou l’art de convertir les souvenirs quelle qu’ils soient en ressources. Comme une sorte de banque de données inépuisable dans laquelle nous pourrions piocher au gré de nos besoins.

Alors, quel classeur allons-nous ouvrir aujourd’hui pour embellir ce jour ?

D’ailleurs a-t-il besoin d’un flash-back ? La nostalgie, comme la chantilly sur la glace ou le rembourrage dans mon soutif, est optionnelle.

Il fallait bien une bonne nouvelle pour clore ce billet sans queue ni tête

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