Ces livres que j’ai adorés dévorer

Aujourd’hui, j’avais envie de me poser un peu pour vous parler lecture.

C’est un exercice très nouveau, excusez d’avance l’amateurisme notoire avec lequel je m’apprête à vous détailler le contenu de ma sélection mais j’ai de plus en plus envie de prendre des risques ici et de m’aventurer sur des sujets jusque-là peu familiers.

Je lis comme je vis, la fréquence de mes lectures est très aléatoire, pourtant je sais le pouvoir apaisant que la lecture a sur moi et je me surprends de plus en plus à me hâter d’être sous ma couette pour y ouvrir un nouveau récit.

Comme le voyage pousse à la réflexion, la lecture engage bien souvent de nouvelles idées en contradiction avec celles qu’on s’est préétablies depuis notre enfance.

C’est donc de 3 romans que je souhaite vous parler. Je ne cherche pas à évoquer les derniers romans en vogue et d’ailleurs vous le verrez, ma sélection est plutôt datée mais peu importe.

Il n’y a pas de top 3, ce sont juste 3 livres qui pour des raisons très différentes m’ont marquée, parfois bouleversée :

  • Juste avant le bonheur d’Agnès Ledig

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Julie est caissière dans un supermarché. Maman d’un petit Lulu qu’elle élève seule, Julie vit au rythme des articles qu’elle scanne et des sorties d’école. Mais une rencontre va bouleverser la donne. Un client, touché par sa situation va les prendre sous son aile et les embarquer dans une virée improvisée en Bretagne. Le temps de faire découvrir la mer à son fils, le temps qu’on prenne soin d’elle. Enfin.

Malgré quelques passages idéalistes et un tantinet fleur bleu, Juste avant le bonheur trace un récit plein d’espoir et met une jolie claque à la fatalité. Du balai vilaine, Juste avant le bonheur préfère mettre l’accent sur les choix dictés par notre instinct et nos envies que par le pur hasard sur lequel nous n’avons finalement aucun contrôle.

Ce livre a inondé mes joues mais quelle jolie leçon ! A lire d’urgence pour toutes les âmes en peine, en quête d’un message positif et bienveillant.

« Julie a compris depuis longtemps qu’il faut parfois lâcher les rênes, pour laisser partir la tristesse au galop. Celle-ci finit toujours par se fatiguer et se remettre à marcher au pas. Aujourd’hui le chagrin est un cheval fou, mais elle suppose, elle espère qu’il se fatiguera lui aussi, un jour. »

  • Le C.V de Dieu de Jean-Louis Fournier

le-cv-de-dieuVous ne pouvez pas passer à côté de ce livre.

D’Abord parce qu’un enfant de 10 ans pourrait le lire tellement il se dévore en un temps record.

En bref : Le ciel est fini, la Terre aussi. Dieu se retrouve sans emploi du jour au lendemain et se met donc en quête de son futur job. Il est très vite repéré par un grand groupe.

C’est l’histoire de Dieu, devenu simple chercheur d’emploi, qui au fil des jours va devoir se justifier sur ce qu’il a fait sur Terre, des choses les plus réjouissantes aux événements les plus dramatiques. L’histoire d’un entretien d’embauche en guise de jugement, l’histoire de ce Dieu à la critique acerbe sur ce qui l’entoure et d’un recruteur bien décidé à trouver des réponses aux énigmes de la vie.

Chacune de ses répliques est une petite pépite, une leçon sur nos petits tracas d’homo sapiens devenus hommes et femmes modernes baignant dans un confort sans égal et sur les grandes souffrances générées et subies par d’autres.

Au moment de vous choisir un extrait, j’ai buté mais je vous livre ici l’un des plus jolis à mon sens :

« Le recruteur : Pourquoi, souvent, ce qui est bon est enfermé dans une coquille ou une carapace difficile à ouvrir ? Là c’est le consommateur qui parle

Dieu : Ne comptez pas sur moi pour mettre les huîtres en berlingots et une fermeture éclair sur la queue des homards, ma devise c’est « Ad astra per aspera… »

Le recruteur : qu’est-ce que ça veut dire ?

Dieu : C’est du latin. Ca veut dire plus t’en chies, plus t’es heureux après

Le recruteur : Et c’est vrai ?

Dieu : On ne peut pas mentir en latin »

  • Je l’aimais d’Anna Gavalda

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Je l’aimais raconte la colère de Chloé, quittée, et de l’empathie de son beau-père bien décidé à lui faire quitter l’infinie tristesse dans laquelle elle s’enferme inéluctablement. C’est l’histoire de cet homme à qui cet instant clé fait écho et de tous ses souvenirs d’amour avortés.

De ses rencontres passionnées et d’un tête à tête entre 2 générations sur fond de blessures communes.

Je l’aimais est un témoignage tendre et caustique sur l’amour et la vie et de tous ces « si » qui conditionnent nos lendemains et nous amènent sur des chemins inattendus, parfois inespérés.

« Le beau-père à Chloé : Moi si j’étais ton amoureux, je t’attraperais par la peau du cou et te remonterais à la lumière. Tu as quelque chose dans les mains et tu le sais. Assume ça. Assume tes dons. Assume cette responsabilité. Moi, je te poserais quelque part et je te dirais : A toi maintenant. A toi de jouer. Montre-nous ce que tu as dans le ventre »

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